Des débuts modestes

La société Brink’s est fondée à Chicago le 5 mai 1859, date à laquelle Perry Brink fait l’acquisition d’un chariot tiré par des chevaux et effectue sa première livraison. L’attelage porte le nom de la nouvelle entreprise : Brink’s City Express. Chicago est alors en plein essor en raison de la construction de chemins de fer qui permettront l’exploitation de l’économie en expansion du Midwest américain voisin. Le transport ferroviaire entraîne l’afflux de fabricants, de distributeurs, de banques et de compagnies d’assurance, et la nouvelle ville devient un pôle d’attraction pour les gens d’affaires. À ses débuts, Brink’s dispose d’un seul chariot pour transporter les bagages des voyageurs entre les gares et les hôtels de Chicago.

En 1860, les employés de Brink’s assurent la livraison de bagages et de colis à l’occasion du Congrès national du Parti républicain qui, selon des estimations, rassemble 50 000 délégués et spectateurs venus assister à la victoire inattendue du candidat local, Abraham Lincoln.

En 1871, le grand incendie de Chicago détruit quelque 18 000 bâtiments, dont le siège social de Brink’s City Express. Les chevaux et les chariots de Brink’s sont miraculeusement épargnés et, une semaine plus tard, l’entreprise reprend ses activités. Tandis que Chicago se remet de cette catastrophe, Brink’s prospère. En 1872, ses 20 attelages sillonnent les rues de la ville trois fois par jour et commencent à servir la nouvelle clientèle de la banlieue florissante. L’entreprise annonce des tarifs inférieurs à ceux de ses concurrents, soit 25 cents pour la livraison d’une malle entre une gare et n’importe quelle destination dans la ville.

En 1874, à 43 ans, Perry Brink succombe à une encéphalite. Il laisse une succession évaluée à
2 654 $ à sa femme et ses deux enfants. Son fils aîné, Arthur Perry Brink, qui n’a que 19 ans, lui succède. En 1878, Brink’s est l’une des premières entreprises de Chicago à installer le téléphone. En novembre 1878, l’annuaire téléphonique de Chicago ne compte que 500 abonnés. En 1879, quatre investisseurs, dont Arthur Brink, financent l’expansion de l’entreprise; celle-ci émet des actions et se constitue en société.

Turbulences et changement de cap

La fin des années 1880 et les années 1890 sont une époque turbulente, en particulier à Chicago. Les affaires de Brink’s sont étroitement liées à l’industrie ferroviaire qui est très durement touchée par la contraction de l’économie, l’instabilité du marché boursier et l’agitation sociale. Le déclin des services de livraison traditionnels incite Brink’s à se tourner vers le transport de fonds. Sa première livraison de numéraire a lieu en 1891. Six sacs de dollars en argent pesant chacun 61 livres en provenance de la Home National Bank sont livrés au Federal Building. Peu après, la Brink’s souscrit une assurance cautionnement à l’égard de ses employés et garantit à ses clients qu’ils seront remboursés en cas de perte, de bris ou de vol des articles dont elle assure la livraison. En 1893, Brink’s est la seule entreprise autorisée à livrer les colis et le numéraire à l’occasion de l’Exposition universelle colombienne, mieux connue sous le nom de Foire mondiale de Chicago.

Chicago connaît un essor et une industrialisation rapides et de nouvelles grandes entreprises se mettent à recruter des milliers de travailleurs. Tous ces gens doivent être payés en argent, à dates fixes. Un nouveau marché, celui du transport sécuritaire de la paie, s’offre à Brink’s. Ses tarifs sont modestes : en 1904, l’entreprise s’engage par contrat à livrer la paie deux fois par mois à la Corn Exchange National Bank et le tarif de livraison des sacs de paie, qui renferment 12 000 $, s’élève à cinq dollars par course.

En 1904, la Brink’s fait un pas de géant sur le plan technologique en achetant son premier véhicule motorisé, le Knox Gasoline Express Wagon. Cette innovation ne fait pas l’unanimité, car on rapporte que le véhicule effraie les chevaux et les employés se plaignent des émanations d’essence dans les écuries. En revanche, le Knox peut parcourir 18 milles (29 km) à l’heure et ne tombe pas en panne une seule fois pendant la période d’essai de 12 jours. Arthur Brink se plaît à dire que son nouveau véhicule peut remplacer trois attelages et 12 chevaux. Brink’s continue d’utiliser des chevaux – de moins en moins, cependant – jusqu’aux années 1920. Vers 1910, l’entreprise commence à fermer des écuries et à convertir les granges en garages. (Knox fait faillite en 1914. Un Knox 1904 restauré est exposé au Brink’s Museum de Chicago.)

En 1912, la famille Brink met fin à sa relation avec l’entreprise qu’elle a fondée au moment où Arthur Brink prend sa retraite et s’établit en Californie. (Percy, le fils d’Arthur, crée à Los Angeles la Brink’s Express Company, qui connaît un succès mitigé et dont l’existence sera brève.) Arthur meurt en 1916 à 61 ans.

En 1904, le vétérinaire Frank Allen commence à prendre soin des chevaux de Brink’s. Allen devient actionnaire de l’entreprise un an plus tard, est nommé membre du conseil d’administration en 1909 et occupe le poste de président de 1919 à 1944. Ses deux fils travaillent également pour le compte de Brink’s. John Allen fera toute sa carrière dans l’entreprise et succédera à son père, assumant la présidence de 1944 à 1952. Barton Allen et un autre employé de Brink’s sont assassinés le 28 août 1917 au cours d’un cambriolage commis à un point de distribution de la paie.

Le cambriolage de 1917 oblige l’entreprise à adopter de nouvelles méthodes pour lutter contre l’escalade de la criminalité. Dans un premier temps, des fourgons sont déployés pour suivre chaque véhicule de transport du numéraire. Des parois latérales blindées sont ajoutées aux bus scolaires remis en état par l’entreprise et des petits coffres-forts sont boulonnés aux lames de plancher des véhicules. En 1923, Brink’s se dote de véhicules blindés en acier léger dont le châssis et le plancher continuent d’être fabriqués en bois. En 1927, à Coverdale en Pennsylvanie, des bandits font sauter à la dynamite le plancher d’un véhicule qui roulait sur un chemin de campagne à destination d’un point de livraison de la paie. Les malfaiteurs font main basse sur près de 100 000 $ et prennent la fuite. Peu après, les véhicules de Brink’s sont équipés de châssis et de planchers en acier.

Une ère de prospérité

Pendant les années 1920, Brink’s prend de l’expansion et étend ses activités sur tout le territoire américain. Des succursales ouvrent leurs portes à Cleveland en 1918, à Rochester et à New York en 1920, puis à Philadelphie en 1922. L’entreprise élargit peu à peu son réseau à la demande des banques locales qui veulent faire affaire avec elle en raison de sa réputation de confiance et de fiabilité. En 1932, Brink’s exploite des succursales dans 49 villes d’un océan à l’autre. L’entreprise doit son succès au fait qu’elle concentre ses activités sur les services de livraison de la paie, d’encaissement de chèques de paie chez les employeurs et de transport sécuritaire des dépôts bancaires provenant des commerces de détail. En 1925, Brink’s lance le tout nouveau coffre-fort à double verrouillage. Il s’agit d’un coffre-fort monobloc en métal dont l’ouverture nécessite
deux clés : l’une est sous la garde du gérant du magasin et l’autre est confiée à Brink’s. Les coffres-forts à double verrouillage sont offerts gratuitement aux détaillants dans le cadre d’un service à contrat, et le slogan « Ce coffre-fort ne peut être ouvert que par Brink’s » devient quasi omniprésent. À un certain moment, 20 000 de ces dispositifs ont été installés dans des commerces de détail.

Brink’s est l’une des rares entreprises dont les affaires continuent d’être prospères pendant la Grande Dépression des années 1930. Stable et fortement capitalisée, Brink’s maintient sa rentabilité dans un contexte où l’augmentation du crime organisé contribue à stimuler la demande dont font l’objet ses services de sécurité. Brink’s poursuit sa croissance et, au milieu des années 1930, acquiert cinq concurrents locaux en difficulté. À son 75e anniversaire, en 1934, l’entreprise change de dénomination et passe de Brink’s Express à Brink’s, Incorporated. En 1937, dans le cadre d’un premier appel public à l’épargne, les actions de Brink’s sont inscrites à 2,5 millions de dollars.

Les années 1941 à 1945, marquées par la guerre, sont cependant difficiles pour Brink’s. Bien que la demande de services de paie ait explosé en raison de l’implantation d’usines et de bases militaires, il y a une pénurie de travailleurs dans la société civile et l’entreprise peine à poursuivre ses activités. Les bénéfices chutent alors que les coûts de main-d’œuvre grimpent. Les coûts de réparation des véhicules deviennent faramineux parce que la production de véhicules commerciaux a cessé. Les pneus et le carburant sont rationnés.

L’entreprise connaît une nouvelle ère d’expansion dans la période de l’après-guerre. Dix-neuf succursales ouvrent leurs portes entre la fin de la guerre et 1949. Brink’s acquiert plusieurs concurrents locaux. L’expansion économique de l’après-guerre engendre une demande de nouveaux services, par exemple des services de perception de fonds des parcomètres qui voient le jour en 1949.

En janvier 1950, 11 hommes armés et munis de masques en caoutchouc cambriolent la succursale de Brink’s à Boston et s’emparent de 2,7 millions de dollars en numéraire et en valeurs. C’est le plus gros cambriolage de l’histoire des États-Unis à ce jour. Deux jours plus tard, Brink’s et ses assureurs ont remboursé tous les clients volés. En 1956, après la tenue d’une enquête qui a duré plusieurs années, huit individus sont inculpés. Plus d’un million de dollars ne seront jamais récupérés. À la suite du cambriolage de Boston, la sécurité du bâtiment de Brink’s est grandement renforcée. Au lieu de louer des locaux, l’entreprise commence à concevoir ses propres installations sécuritaires. Des fenêtres pare-balles, des gardiens de tourelle, des clôtures d’enceinte, des serrures électroniques et d’autres caractéristiques de sécurité aident à réduire la menace d’assauts armés.

En 1952, John Allen devient président du conseil d’administration et H. Edward Reeves lui succède à la présidence. Celui-ci siégeait au conseil d’administration depuis 1941. Ancien dirigeant d’une compagnie d’assurance, H. Edward Reeves a conçu les polices d’assurance de Brink’s et possède une excellente connaissance de ses affaires. Néanmoins, une série de revers déstabilisent l’entreprise au milieu des années 1950. En 1955, une grève particulièrement néfaste des travailleurs de Brink’s à Chicago et ailleurs fait perdre de nombreux clients à l’entreprise. Les services de paie, qui constituent la base des activités de Brink’s, perdent du terrain parce que les entreprises se tournent vers les paiements par chèque. Une nouvelle coentreprise de traitement de pièces de monnaie fait soudain faillite, alourdissant les pertes de Brink’s. En 1956, Reeves est remplacé par Eugene Murphy, conseiller juridique de Brink’s depuis 1934.

Vente de Brink’s à Pittston Company

L’ère de l’autonomie de Brink’s tire à sa fin. En 1956, l’ancien président John Allen vend les avoirs substantiels qu’il détenait dans Brink’s à Pittston Company, une société de portefeuille ayant des participations dans des sociétés minières, des pétrolières et des entreprises de transport routier. La famille Allen possède une participation majoritaire dans l’entreprise depuis environ 50 ans, soit presque aussi longtemps que la famille Brink à laquelle elle a succédé. Pittston obtient des organismes de réglementation l’autorisation finale nécessaire pour procéder à une fusion complète en avril 1959. Le mois de mai marque le centenaire de Brink’s, qui exploite à ce moment-là des succursales dans 97 États américains et 15 villes canadiennes.

Sous l’impulsion de la nouvelle équipe de la direction, Brink’s se concentre sur son expansion internationale. En 1961, l’entreprise s’implante en France où elle exploite sa première coentreprise à l’extérieur de l’Amérique du Nord. Elle réalise une percée sur les marchés d’Israël en 1965, du Brésil en 1966 ainsi que du Venezuela et du Mexique en 1970. Elle poursuit son expansion au Royaume-Uni, en Australie et à Hong Kong dans les années 1970. Une coentreprise est créée en Inde en 1981 et de nouveaux établissements ouvrent leurs portes en Thaïlande, au Japon, à Singapour et en Corée du Sud pendant cette décennie.

En 1962, Brink’s lance un service de messagerie aérienne à la demande de grandes banques qui souhaitent obtenir un service de livraison exprès pour les titres de grande valeur. Elle effectue sa première livraison entre la First National Bank à Chicago et la Chase Manhattan Bank à New York. Un véhicule blindé de Brink’s prend livraison d’articles de valeur dans la ville de départ et les transporte jusqu’à un aéroport où les articles sont expédiés sur un vol régulier. Un autre véhicule de Brink’s assure la cueillette des articles à leur point d’arrivée dans l’autre ville et les livre à leur destination finale. Ce service de messagerie aérienne sécuritaire commence également à susciter l’intérêt des expéditeurs de diamants, de bijoux, de fourrures et de métaux précieux. En 1970, le groupe Air Courier dessert 135 villes, surtout aux États-Unis, et procure à l’entreprise dix pour cent de ses revenus.

Dans les années 1980, Brink’s connaît de nouveau de nombreuses difficultés. L’entreprise et ses principaux concurrents subissent les contrecoups d’une série de scandales financiers et de tensions syndicales. La déréglementation du transport routier aux États-Unis fait croître la concurrence des fournisseurs à faible coût. Globalement, Pittston se ressent de la chute de la demande de charbon qui se traduit par des pertes nettes de 1982 à 1987. Au cours de cette période, Brink’s rétablit sa rentabilité en établissant un nouveau type de relations avec ses employés aux États-Unis : il en résulte des programmes de formation de meilleure qualité, une amélioration des communications internes et de nouveaux régimes d’intéressement. Pittston commence aussi à diversifier ses avoirs. Elle se départit de ses avoirs pétroliers et affecte le produit de la vente à l’acquisition de Burlington Northern Air Freight, qui deviendra Burlington Air Express (BAX). En 1983, Pittston lance aussi Brink’s Home Security (BHS), une entreprise de systèmes d’alarme contre le vol et les incendies.

L’expansion internationale s’accélère

En 1991, Michael S. Dan devient chef de la direction de Brink’s Worldwide et amorce une stratégie d’expansion internationale accélérée. Brink’s acquiert une participation majoritaire dans des sociétés affiliées en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Irlande, en Suisse, à Bahrein et à Hong Kong, et s’implante dans des endroits aussi variés que Taïwan, le Luxembourg, l’Afrique du Sud et l’Argentine. En 1992, Brink’s entreprend la gestion de la logistique internationale des livraisons d’articles de grande valeur pour le compte de diamantaires et de joailliers. En 1998, le groupe Diamond and Jewelry fusionne avec le groupe Air Courier; cette fusion donne naissance aux Services mondiaux de Brink’s. Aujourd’hui, les Services mondiaux sont présents dans plus de 100 pays grâce à un réseau de 900 bureaux disséminés sur six continents. Les Services mondiaux tirent parti de systèmes d’information et de communication évolués exclusifs et de divers moyens de transport (transports aérien et maritime, vols nolisés, véhicules blindés et camions-remorques) pour assurer le transport sécuritaire de certains des biens les plus précieux à l’échelle mondiale.

Aux États-Unis, Brink’s lance CompuSafe® en 1995. Ce service, qui s’adresse aux commerces de détail, allie une technologie permettant d’accepter des espèces et de produire automatiquement des relevés et l’utilisation d’un coffre-fort. En 2006, Brink’s établit un partenariat avec des grandes banques pour proposer en tandem les services CompuSafe et Daily Credit, ce qui permet aux détaillants de se faire créditer le contenu de leur coffre-fort dont Brink’s n’a pas encore pris livraison. Le service CompuSafe est maintenant offert dans un grand nombre de pays.

Le 11 septembre 2001, un employé de longue date de Brink’s, Joseph Trombino, fait partie des nombreuses personnes qui périssent au World Trade Center à New York. Une équipe de Brink’s effectuait des livraisons lorsque les avions percutent les tours. Bien que d’autres membres de l’équipe réussissent à s’échapper, Trombino est piégé dans le chaos et les décombres. Fait remarquable, il avait survécu à une attaque par balle au cours d’une célèbre tentative de vol à main armée commise en 1981 par les membres d’un groupe terroriste intérieur, le mouvement Weather Underground.

Une entreprise transformée

Au début des années 2000, une série d’opérations financières transforment rapidement la structure de la direction de Brink’s. En 2002, Pittston annonce sont intention de vendre le reliquat des actifs qu’elle détient dans les ressources naturelles. La vente de ses participations dans le charbon, le gaz naturel et le bois d’œuvre lui permet de gommer un lourd passif et de donner la priorité à ses activités de base. Le 5 mai 2003 – date du 144e anniversaire de Brink’s – Pittston adopte une nouvelle dénomination, devenant The Brink’s Company, et commence à utiliser un nouveau symbole boursier, BCO. Au début de 2006, BAX Global est vendue à la société ferroviaire allemande Deutsche Bahn. Enfin, en 2008, Brink’s Home Security crée une entreprise dérivée qui exercera ses activités sur une base autonome. (Un an plus tard, Brink’s Home Security est acquise par Tyco International et fusionne avec son concurrent ADT.) En 2011, Michael S. Dan donne sa démission; en 2012, Thomas Schievelbein, qui siège au conseil d’administration, devient président du conseil, président et chef de la direction de The Brink’s Company’s.

D’autres acquisitions internationales conclues ces dernières années renforcent et élargissent les activités de base de l’entreprise. En 2006, Brink’s achète ePago international, un service de recouvrement de factures du Panama, et prend de l’expansion partout en Amérique latine. ICD Security Services, une société domiciliée en Chine qui offre des services de sécurité aux entreprises asiatiques, est achetée en 2010. Brink’s acquiert une participation majoritaire dans des entreprises de transport par véhicule blindé en Inde et en Russie en 2009, et au Mexico en 2010. Threshold Financial Services, qui offrait des services de GAB au Canada, est également acquise en 2010.

Depuis l’époque des attelages tirés par des chevaux, Brink’s traite avec ses clients dans une optique de partenariat et de résolution de problèmes. Depuis plus de 150 ans, notre entreprise poursuit sa croissance grâce à une planification prudente et à une vision stratégique de ses affaires ainsi qu’à un esprit d’innovation centré sur le client. Tout au long de son histoire, Brink’s a préservé un niveau d’intégrité qui constitue pour les autres entreprises une norme à respecter. Partout dans le monde, « Brink’s » est synonyme de confiance et de sécurité.